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Awala-Yalimapo, Sourire de la Guyane.


Située à l’extrême Nord-Ouest de la Guyane, au confluent des fleuves Mana et Maroni, la commune de Awala-Yalimapo constitue à la fois la plus petite commune (après les trois communes de l’île de Cayenne) et une des plus récentes (créée en décembre 1988) du département. Le territoire de la commune est issu d’un détachement d’une partie de celui de Mana.

Implantée sur une superficie de 18740 hectares, la commune est constituée de trois villages ; Awala et Yalimapo situés sur la Route Départementale 22 (RD 22) distants de deux kilomètres environ, bourgs les plus importants et enfin Ayawande ou Coswine situé à l’intérieur du territoire communal, sur les rives de la crique Coswine.

La commune compte aujourd’hui environ 1213 habitants. Sa population est essentiellement concentrée sur le premier cordon dunaire au niveau de Awala et Yalimapo. Elle est presque exclusivement amérindienne, de la communauté Kali’na.

Le territoire communal est géré par deux entités institutionnelles ; celle de la municipalité et celle des autorités coutumières. La communauté compte deux Chefs Coutumiers, un pour Awala, un pour Yalimapo.

Un bref historique …


Au 19ème siècle, les sites des Hattes (actuellement Yalimapo) étaient occupés par les établissements pénitentiaires. Les habitants s’étaient alors regroupés dans les villages d’Apotili, situé sur la pointe Isère, de Panato sur les rives du Maroni et dans les marais de Coswine.

Vers 1946, les habitants viennent s’installer sur le premier cordon dunaire et créent le village de Awala. Plus tard en 1986, la guerre civile au Surinam conduit des familles Kali’na à émigrer, augmentant ainsi la population des villages de Ayawande et de Yalimapo.

Un riche patrimoine culturel …


Des activités traditionnelles et des savoirs faire sont à découvrir ; la poterie, la vannerie, la sculpture sur bois, la gravure sur calebasse, les cérémonies traditionnelles, la pêche, le travail de l’abattis et la transformation du manioc en cassave (galette de manioc), Kasili (boisson traditionnelle) et couac (farine de manioc) constituent quelques éléments de la richesse du patrimoine culturel de la commune.

Berceau du mouvement politique et identitaire amérindien en Guyane, la commune de Awala-Yalimapo affiche une forte ambition culturelle et s’affirme aujourd’hui comme un des centres de la vie culturelle kali’na et non kali’na. D’ailleurs, elle entend aller plus loin dans cette voie en se donnant les moyens de rayonner plus largement dans l’espace guyanais en favorisant les rencontres et les échanges entre les cultures.

La Nuit de la Musique Amérindienne, le Festival Interculturel « Kiyapane », les Jeux Traditionnels Kali’na, l’exposition « Na’na Kali’na », la construction d’une médiathèque et d’une salle polyvalente sont des opérations phares réalisées depuis 2001 et qui témoignent de la volonté d’émancipation culturelle de cette jeune commune. L’ensemble de ces opérations s’inscrivant dans le concept et la philosophie du Centre des Arts et de la Culture Kali’na (CACK) imaginé et développé par la municipalité de Awala-Yalimapo.

Une richesse naturelle exceptionnelle …


Le territoire de la commune de Awala-Yalimapo présente aussi une grande richesse faunistique et une diversité de milieux remarquables. La commune est particulièrement connue pour son site exceptionnel qui accueille chaque année les tortues Luth. Les plages de la commune représentent ainsi l’un des plus grands sites de ponte au monde de la tortue luth qui attire de nombreux visiteurs.

Ce territoire a également la particularité de présenter un réel intérêt écologique. De ce fait, diverses zones de protection couvrent en partie ou en totalité le territoire communal de Awala-Yalimapo :

- La Réserve Naturelle de l’Amana, d’une superficie de 14800 hectares, comprend une partie du territoire communal.
- Le Parc Naturel Régional de la Guyane couvre la totalité du territoire communal.
- La quasi totalité du territoire communal est répertorié et reconnu au titre de ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique).
- Le Conservatoire du Littoral est propriétaire de zones sur les berges Sud de la Mana et sur la pointe Isère.
- La totalité du territoire communal est également inscrit sur la liste RAMSAR.

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